Quatorze " questions-réponses " pour mieux comprendre l'accessibilité,
l'utilisabilité et les Standards Internet. [16 février 2007]
Êtes-vous concernés par le contexte législatif de l'accessibilité ? L'article 47 de la loi № 2005-102, prévoit que :
« les sites et services électroniques des services publics de l'Etat et des collectivités territoriales et de leurs établissements publics soient accessibles ».
Considérez aussi l'amélioration de l'image " High-tech " et de l'image " Citoyenne ", d'une entreprise dont le site serait - pleinement - utilisable, avec un téléphone portable ou par un non-voyant...
Au delà de tous ces avantages, contribuez à Internet avec un esprit " e-Citoyen ".
Le degré selon lequel un produit permet d'atteindre des buts définis, avec efficacité (atteindre le résultat), efficience (temps et effort) et satisfaction (subjective), dans un contexte utilisateur-utilisation donné (Norme ISO 9241).
Concept voisin de celui d'ergonomie.
Steve Krug (ergonome réputé) donne une définition plus humoristique : " ne me faites pas réfléchir " (inutilement).
« Mettre le Web et ses services à la disposition de tous les individus, quels que soient leur matériel ou logiciel, leur infrastructure réseau, leur langue maternelle, leur culture, leur localisation géographique, ou leurs aptitudes physiques ou mentales. » (Tim Berners-Lee, W3C)
Cette définition de l'accessibilité "au sens large" est pour le moins ambitieuse, voire utopique, c'est pourtant bien l'objectif virtuel.
Sont concernés :
Nous étendrons cette définition aux robots des moteurs de recherche qui parcourent le web, sans écran ni souris, pour indexer le contenu des sites.
Le W3C (World Wide Web Consortium) a été fondé en 1994.
Ses principaux membres sont : le MIT aux États-Unis, l'ERCIM en Europe et l'Université Keio au Japon.
« Le W3C développe des technologies interopérables (spécifications, guides, logiciels et outils) pour amener le Web à son plein potentiel. » (W3C)
Les entreprises qui développent les différentes plates-formes de consultation Web - même si elles font parfois des bugs, des erreurs, des oublis, des impasses, des interprétations et des " améliorations " - s'appuient sur ces mêmes recommandations.
Savoir utiliser ce référentiel commun - même s'il est loin d'être parfait - est nécessaire pour garantir la pérennité et l'interopérabilité de votre site web.
Non, et paradoxalement on pourrait aussi répondre " Non " à la question : " Est-ce important ? ".
Les applicatifs en ligne actuels d'analyse du code source (HTML, CSS, accessibilité) sont plutôt utiles pour détecter des " fautes d'étourderie " (un correcteur orthographique ne peut pas remplacer un professeur de français).
Ce qui est important, c'est la façon d'appliquer ces recommandations, et non pas seulement le fait de les satisfaire.
Il est possible et même fréquent qu'un site satisfasse les validations en ligne du W3C (ou d'autres organismes), tout en frôlant le désastre en terme d'accessibilité (et d'interopérabilité).
A l'inverse, un site peut receler des dizaines d'erreurs (souvent répétitives) par pages, pour la validation en ligne, tout en étant relativement bien réalisé par rapport à notre objectif.
Il y a, pour chaque situations, plusieurs stratégies différentes, agrémentées d'une multitude de choix annexes, pour obtenir un " même " résultat donné satisfaisant.
Mais un résultat satisfaisant dans une situation donnée, pourrait s'avérer catastrophique dans une autre.
Non.
Si l'on considère :
Même loin d'avoir tenté d'énumérer toutes les situations possibles, il y a déjà une multitude de cas de figure.
Chercher à développer une version - complète et équivalente - pour chacun, serait illusoire.
De plus les outils de navigation évoluent, de nouveaux arrivent, il faut anticiper.
